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Souffrance au travail :
pourquoi la France mène la lutte

C’est un fait : la France des droits de l’Homme est aujourd’hui au premier rang des nations  où s’élabore un cadre référentiel et légal visant à combattre la souffrance au travail.

Regroupés sous le vocable technocratique mais finalement assez explicite de « risques psychosociaux », un ensemble de troubles somatiques sont peu à peu placés sous surveillance.

Et la vague de suicides à France Télécom a achevé, voici quatre ans, de sensibiliser dans une ambiance dramatique tous les acteurs sociaux de ce pays : pouvoirs publics, patronat et syndicats.

Les entreprises, conscientes du danger, commencent à orienter, autour de ce concept, des pans plus ou moins importants de leur chaine managériale.

Mais l’élaboration d’un corpus scientifique avait commencé bien avant que l’actualité n’amène à la Une des journaux ce qui apparaît comme la résultante tragique de certaines pratiques d’organisation du travail sur la santé psychique des salariés.

Au point de départ, se trouvent deux ouvrages. Parus tous les deux en 1998 et tous les deux issus de l’univers de la médecine psychiatrique et de la psychanalyse.

D’abord celui de Marie-France Hirigoyen « Le harcèlement moral, la violence perverse au quotidien » qui mettait en lumière un couple bourreau-victime et l’absence d’un tiers « sauveur » pour terminer le classique « triangle dramatique ». 

Immédiatement après ce premier essai, paraissait « Souffrance en France ».

Avec ce livre, Christophe Dejours, psychiatre, directeur du laboratoire de psychologie et psychanalyse du travail au Conservatoire National des Arts et Métiers popularisait son concept de « psychodynamique ». 
Par ce terme, il faut entendre l’étude de la souffrance psychique résultant de la confrontation des hommes à l’organisation du travail et aux processus relationnels mis en place au sein des entreprises.

Parmi les avancées majeures de cette nouvelle discipline, un constat émerge. Simple et éloquent. La souffrance au travail existe depuis toujours.  Les violences exercées de supérieur à subordonné, de collègue à collègue ne sont pas le fruit de quelque nouvelle méthode d’organisation. Ce qui est nouveau en revanche c’est que les victimes de ces pratiques tombent malades plus fréquemment qu’auparavant.

En cause : un plus grand isolement de l’individu au travail par rapport à une organisation plus méthodique, plus normée et parfois, du fait de la mondialisation, plus éloignée et impersonnelle.

Que la médecine sache prendre en charge mieux et plus rapidement, en aval, un pannel de pathologies dites « de surcharge » (dont relèvent  les Troubles Musculo Squelettiques comme le Burn Out) clairement identifiées et répertoriées, est certes important.

Tout aussi importante est la réaffirmation, en amont, de l’importance du collectif et d’une stratégie de la reconnaissance.


Le collectif comme un antidote à l’isolement. Ce phénomène majeur, à l’origine d’affections aussi invalidantes pour les salariés que pour la vie de l’entreprise.

Et la reconnaissance du travail accompli qui permet de dépasser les aléas et les difficultés du quotidien.  De donner en quelque sorte du sens à la souffrance.

X.D

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